Revue de presse critique: Engrenages (Canal +, saison 7)

Année de création: 2005
Créateurs: Alexandra Clert et Guy-Patrick Sainderichin
Réalisation: Frédéric Jardin et Jean-Philippe Amar
Distribution: Caroline Proust, Thierry Godard, Philippe Duclos, Audrey Fleurot, Valentin Merlet.
Production: Son et Lumière, Canal+
Saison 7.

Engrenages

Synopsis: La fin de la saison 6 a laissé nos personnages dans un état de crise. L’esprit de corps qui unissait Laure, Gilles et Tintin mais aussi Joséphine et Roban, s’est dissout au profit de trajectoires éclatées… Seul un événement puissant pouvait les réunir: la mort de l’un des leurs. Une enquête à laquelle aucun d’eux ne veut renoncer.

L’affaire apparaît d’abord comme un braquage qui aurait mal tourné. Elle se révèle très vite plus complexe. Suivant la piste du cash issu d’un trafic de stupéfiants, nos héros vont mettre au jour un important réseau de blanchiment.
Confrontés pour la première fois à la délinquance en col blanc, bénéficiant de protections au plus haut niveau de l’Etat, ils vont devoir affronter des obstacles dressés par leur propre hiérarchie. L’affaire sera d’autant plus compliquée que dans le camp adverse, Joséphine est à la manœuvre. Cette fois, les petits arrangements avec la procédure ne suffiront pas. Ils se trouveront face à un dilemme que chacun devra gérer à sa façon : renoncer à la vérité ou trahir l’institution qu’ils ont toujours servie.

Note après 7 critiques:

7,43 / 10

Selon Nicolas Dufour (Le Temps):
« Pour sa septième saison, Engrenages a une fois encore renouvelé son équipe créative. Les acteurs historiques demeurent, et leurs personnages touchent le fond: dépression pour la capitaine Berthaud, prison pour Joséphine… Cette capacité à plonger les héros sous l’eau, puis à les faire renaître, est l’un des atouts de la série. Diffusée en pleine révolte des gilets jaunes alors qu’elle décrit aussi, par touches, une certaine déréliction de la République, Engrenages prouve à nouveau sa nécessité. » (8/10)

Selon Frédérick Rapilly (Télé 7 Jours):
« Noir, c’est noir mais il y a toujours de l’espoir… Mais pour combien de temps encore? Voilà qui pourrait résumer cette nouvelle saison d’Engrenages. Tout semble familier et pourtant on se laisse happer par l’intrigue complexe, inattendue, et surtout par des comédiens toujours excellents et complices. Une série dont le niveau d’exigence ne faiblit pas. » (8/10)

Selon Emilie Semiramoth (Glamour):
« La saison 7 (…) démontre avec une sincérité déchirante à quel point cette vocation à servir la justice – et plus encore quand on en fait une affaire personnelle – empiète impitoyablement sur la vie privée et empêche même toute forme de sérénité. Les auteurs injectent ainsi une dimension purement philosophique où il s’agit de faire la distinction morale entre servir la justice et se faire justice. » (8/10)

Selon Frédérick Detournay (AFDS.tv):
« Si le départ de la scénariste Anne Landois se fait sentir, notamment sur la cohérence et l’intérêt suscité par les enquêtes, on est malgré tout très heureux de retrouver les personnages torturés d’Engrenages. La belle mécanique a quelques difficultés à se mettre en route, mais une fois démarrée, rien ne peut plus l’arrêter. Les nouveaux personnages apportent une vraie bouffée d’air frais à l’ensemble et permettent quelques respirations nécessaires. Gageons que la nouvelle directrice d’écriture Marine Francou aura pris toutes ses marques pour la 8ème saison à venir (et déjà en phase d’écriture), et pourra ainsi y corriger les petits couacs présents dans cette saison 7. » (7/10)

Selon Anne Héligon (Les Fiches Du Cinéma):
« L’enquête principale, une affaire de blanchiment d’argent assez compliquée, peine à se mettre en place et nous perd un peu en chemin. (…) D’habitude, on suivait avec jubilation les filatures, les interventions, les recherches et les déductions de notre équipe de flics, mais voilà que tout ça paraît bien mécanique et peu singulier. (…) Heureusement, une nouvelle recrue, l’enquêteur Ali Amrani (Tewfik Jallab), vient apporter du sang neuf. Il est plutôt mieux traité que nos héros habituels, certes toujours aussi bien incarnés, mais dont les situations comme les dialogues sont bien frustrants. (…) Ce septième opus ne comble hélas pas toutes nos attentes. » (7/10)

Selon Pierre Langlais (Télérama):
« Marine Francou et son équipe prennent habilement la suite de Anne Landois, respectant l’esprit de la série de Canal+ tout en faisant souffler un léger vent frais. L’intrigue patine un peu et use de quelques grosses ficelles, mais une fois lancée, cette septième saison s’avère solide, rythmée, prenante – bref, du Engrenages comme on l’aime. Mais c’est pour ses personnages, parmi les plus riches jamais vus dans les séries françaises (et leurs interprètes, impeccables), que l’on met à nouveau le doigt, avec plaisir, dans l’engrenage…  » (7/10)

Selon Caroline Veunac (Plus de Séries):
« C’est paradoxalement en forçant le trait – l’insubordination de Laure et Gilou, la marginalité en col blanc de Joséphine – que la série finit par transcender son cahier des charges, le réalisme n’empêchant pas de jouer aux cow-boys lessivés et aux super-méchantes au cœur fêlé. Si la réalisation ne suit pas toujours (mais pourquoi cette obsession pour les flaques?), le casting excelle à pourvoir les seconds rôles de révélations fracassantes, cette fois Isabel Aimé Gonzalez Sola (Lola) et Bilel Chegrani (Rayan). » (7/10)

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