Bilan

Les meilleures séries de 2017 selon les critiques de l’ACS

Les membres de l’Association française des Critiques de Séries se sont prêtés au jeu du top de fin d’année.

Chaque membre  vous livre son choix de dix séries diffusées en France, légalement (chaîne de télévision, SVOD, VOD), depuis le 1er janvier 2017 (premier épisode de la saison au-delà de cette date).

Leurs choix, présentés par ordre alphabétique (et non en classement qualitatif), sont agrémentés d’une petite explication. C’est parti !

Jonathan Blanchet (Première)

Atlanta, saison 1 pour la touche Donald Glover, tragi-comique et d’une grande finesse.

Le Bureau des Légendes, saison 3 pour Eric Rochant, son casting et une saison qui creuse encore plus les tourments de ses personnages.

Les Grands, saison 2 parce que la meilleure série française sur l’adolescence a encore gagné en maturité.

Legion, saison 1, pour une série de super-héros enfin différente des autres.

Master of None, saison 2, pour sa dolce vita (et ses petites contrariétés).

Mindhunter, saison 1, parce que David Fincher continue d’explorer ses obsessions avec brio.

Rick & Morty, saison 3, parce que c’est la série d’animation foutraque et mal élevée la plus réjouissante du moment.

Sherlock, saison 4, parce qu’elle redistribue encore les cartes… pour la dernière fois ?

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour Margaret Atwood par et avec Elisabeth Moss.

The Leftovers, saison 3 pour son tsunami lacrymal, Justin Theroux / Carrie Coon et Max Richter.

Charlotte Blum (OCS)

American Crime, saison 3, pour son courage à regarder le monde en face.

Channel Zero, saison 2, pour avoir su faire du deuil une œuvre d’art.

Dark, saison 1, pour m’avoir rappelé pourquoi j’écris.

Feud, saison 1, pour son duo incroyable d’actrices, Lange / Sarandon.

Kingdom, saison 3, pour le sang et la sueur.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour avoir élevé la voix.

The Leftovers, saison 3, pour m’avoir appris à souffrir en silence.

The Sinner, saison 1, pour l’interprétation hallucinante de Jessica Biel.

Twin Peaks, the Return, pour avoir confirmé que David Lynch est un magicien.

Un Village Français, saison 7, pour avoir su nous dire adieu.

Éric Bouche (Télé Star)

The leftovers, saison 3, parce que j’ai presque pleuré à la fin et je presque pleure jamais devant ma télé.

Doctor Foster, saison 2, un drame familial à l’intensité d’un thriller magistral.

Mindhunter, parce que j’ai plein de posters de Macron chez moi et l’acteur principal me rappelle mon idole.

The Handmaid’s Tale, parce que si je la mets pas, on va dire que je suis pas crédible.

Bad guys, parce que les Coréens y démontrent tout leur talent pour les scènes de bastons et d’action.

The Punisher, parce que Jon Bernthal.

Game of Thrones, saison 7, parce que j’y croyais tellement plus et je me suis bien trompé.

Twin Peaks : The Return, parce qu’on s’attendait à tout et David Lynch parvient quand même à nous surprendre.

Broadchurch, saison 3, pour l’ensemble de son oeuvre.

Vice Principals, saison 2, parce que c’est DROLE. Et il est bon de rire parfois.

Renan Cros (Cinéma Teaser / Popopop / Stylist)

American Vandal, saison 1, la démonstration hilarante et passionnante de la puissance du storytelling.

Atlanta, saison 1, hip hop et mélancolie. Brut, drôle et politique.

Au fil des jours, saison 1, une vraie sitcom politique aussi émouvante que drôle. Très attachant.

Dark, étrange et hypnotique. La série qui te retourne la tête avec style.

I Love Dick, saison 1, Kathryn Hahn, meilleure actrice de l’année.

Loulou, saison 1, une écriture inattendue pour une web-série française vraiment (vraiment) drôle.

Master of None, saison 2, Aziz Ansari raconte mieux que personne la difficulté à essayer d’être heureux et à être un mec bien. Parfait.

Mindhunter, saison 1, la maîtrise Fincher. La classe Jonathan Groff.

Rick and Morty, saison 3, iconoclaste, Dada, cinglé : Génial. (I’m piiiccckle riiiick)

The Get Down, part II, apothéose pour une grande œuvre.

Frédérick Detournay (AFDS.tv)

13 reasons why, saison 1, pour l’important questionnement sur le suicide d’adolescents au-delà de la polémique.

Broadchurch, saison 3, pour ce dernier rendez-vous avec Miller et Hardy.

Cherif, saison 4, pour son côté méta toujours plus appuyé à chaque nouvelle saison.

Ennemi Public, saison 1, pour TF1 qui peut aussi diffuser une série belge à mille lieues de Camping Paradis.

Grace Et Frankie, saison 3, pour Jane Fonda et Lily Tomlin.

Riverdale, saisons 1 et 2, pour Mädchen Amick.

Search Party, saison 2, pour s’être réinventée après le final de sa saison 1.

Stranger Things, saison 2, pour son côté vraiment too much, et pour Sean Astin.

Twin Peaks, saison 3, pour Lynch qui a encore réussi à m’y perdre.

Un Village Français, saison 7, pour le dénouement de cette saga tellement prenante.

Corentin Durant (Numerama)

Big Little Lies (saison 1, mini-série) : pour son traitement de la violence.

Dark (saison 1) : pour sa réussite formelle et narrative, pile dans l’époque et pourtant nouvelle

The Deuce (saison 1) : parce que les séries sur les années 1970 justes sont rares

Handmaid’s Tale (saison 1) : pour sa puissance formelle et politique

I Love Dick (saison 1) : parce que Soloway n’avait jamais été aussi proche du cinéma

The Leftovers (saison 3) : pour avoir mis les pieds dans le plat de la mystique

Master of None (saison 2) : pour faire de la comédie un défi formel et utiliser la musique à si bon escient

Mindhunter (saison 1) : pour avoir rendu les longs faces à faces passionnants à l’écran

Silicon Valley (saison 4) : parce que le tragique se cache au milieu du grotesque

Twin Peaks : The Return : parce qu’il s’agit d’un (très grand) film en fragments

Florian Etcheverry (Clap! Mag/Rockyrama)

American Vandal, saison 1, pour son regard frais et cru sur l’enfer du microcosme social du lycée, et une satire vraiment au poil – pubien.

The Americans, saison 5, pour faire vivre l’émancipation d’une adolescente comme une guerre froide interne plus dangereuse qu’un conflit nucléaire.

Crazy Ex-Girlfriend, saison 2, pour continuer à fournir des pastiches musicaux imprévisibles de manière hebdomadaires.

The Handmaid’s Tale, saison 1, une dystopie à l’ambiance étouffante et inspirée, pour le meilleur contre-emploi de l’année en la personne de Yvonne Strahovski.

Legion, saison 1, pour faire voler en éclats les préjugés autour des séries de superhéros et proposer un kaléidoscope formellement implacable.

The Marvelous Ms. Maisel, saison 1, pour la révolte de son héroïne BCBG et son exploration du New York de la fin des années 1950.

Missions, saison 1, pour une tentative courageuse de faire une série de science-fiction, qui ne se déroule pas sur Terre, pour la télévision française.

One Day At A Time, saison 1, parce qu’elle réinjecte la franchise de conversations vives dans le format de la sitcom familiale, et pour la pugnacité de son héroïne.

Rick & Morty, saison 3, pour un summum d’anarchie qui repousse encore plus les limites d’un génie mégalo brisé – je veux bien sûr parler de Rick.

Twin Peaks The Return, pour sa créativité sans bornes, le double rôle de Kyle McLachlan, et le recel des moments de télé les plus terrifiants de l’année comme des moments les plus drôles.

Deborah Gay (Daily Mars)

Anne with a E, saison 1, pour sa description fine d’une préadoslecente débrouillarde, et sa capacité à parler de manière claire et sans fausse pudeur des première règles.

Manon 20 ans, pour son propos fort sur l’émancipation d’une jeune femme, et l’une des scènes d’amour les plus jolies de la saison sur le petit écran.

Star Trek Discovery, saison 1, pour la beauté de ses effets spéciaux et sa capacité à réinvestir l’univers de Star Trek.

American Gods saison 1, parce que c’est toujours un plaisir de revoir Kristin Chenoweth sous les scénarios Bryan Fuller. Et parce que vive les lapins.

Dix pour cent saison 2, pour ses dénonciations avant l’affaire Weinstein des cas de harcèlements sexuels qui se produisent dans le monde du cinéma.

Anne Héligon (Les Fiches du cinéma)

Big Little Lies (OCS), saison 1, parce que ses (excellentes) actrices n’ont pas éclipsé l’originalité de son écriture et de son art du suspens.

Engrenages, saison 6, (Canal+), parce qu’il aura fallu attendre trois ans et que notre patience est largement récompensée.

Feud : Bette and Joan (Canal+), saison 1, pour la prouesse de Susan Sarandon et Jessica Lange et le talent de reconstitution de Ryan Murphy.

Halt and Catch Fire (Canal+ Séries), saison 4, parce qu’ainsi s’achève une série méconnue qui gagne à être connue.

I Love Dick (Amazon), pour son intelligence de point de vue et parce qu’on a rarement aussi bien mis en scène le désir féminin.

Le Bureau des légendes (Canal+), saison 3, parce qu’Eric Rochant est un cinéaste qui a tout compris au 8e art.

Missions (OCS), saison 1, parce que désormais la France peut se vanter de savoir faire une bonne série de SF.

The Handmaid’s Tale (OCS), saison 1, pour les mêmes raisons qu’Eric Bouche.

The Leftovers (OCS), saison 3, parce que Damon Lindelof n’a pas d’égal pour dire nos peurs, nos joies, nos espoirs et toutes nos questions existentielles.

This is US (Canal+ Séries), saison 2, parce qu’ainsi, on n’a plus honte de dire qu’on aime les bons sentiments.

Constance Jamet (Le Figaro)

The Handmaid’s tale et Alias Grace, peu importe l’époque une réflexion d’auteur est toujours actuelle et percutante.

Le bureau des légendes saison 3 pour montrer que la fiction française sait méler suspense, actualité et ambition.

Un village français, saison 7 une fiction d’exception et citoyenne.

Legion pour avoir révolutionné le genre surpeuplé et à bout de souffle des superhéros.

Missions, la SF à la française ça existe.

Godless, le western with a new twist est de retour.

Dix pour cent saison 2, la comédie mise en abîme.

Dark, la surprise d’outre Rhin qu’on n’attendait pas.

Dr Foster, saison 2, la fiction britannique côté thriller psychologique (pas que du costume drama).

The Crown, saison 2, le costume drama british à son zénith.

Cécile Jandau (Sud-Ouest, L’Express, Vraiment)

Legion, saison 1, parce que je n’ai jamais autant apprécié avoir la migraine à chaque fin d’épisode.

Crazy Ex-Girlfriend, saison 2, parce qu’aucune autre série n’a aussi bien chanté les affres des maladies mentales ET du patriarcat avec un humour désarmant.

The Handmaid’s Tale, saison 1, parce que je n’avais plus autant pleuré depuis la mort de Moufassa.

Jane The Virgin, saison 3, pour son admirable capacité à s’en réinventer à chaque nouvelle saison.

Big Mouth, saison 1, parce que c’est à pisser de rire (littéralement).

13 reasons Why, saison 1, pour sa qualité narrative et la libéralisation de la parole autour du harcèlement scolaire qu’elle a suscité.

Big little lies, saison 1, pour m’avoir redonné foi en Nicole Kidman.

The Leftovers, saison 3, parce que c’est le point final le plus réussi de l’histoire des séries depuis Six Feet Under.

Game of Thrones, saison 7, parce que Jon et Dany sont ENFIN passé à la casserole.

Dix pour cent, saison 2, parce que Noémie est incroyablement drôle et touchante dans cette nouvelle saison.

Olivier Joyard (Les Inrocks)

Twin Peaks – The Return, pour l’émotion et le trouble dans les genres.

I Love Dick, pour la révolution féministe menée par Jill Soloway.

This is Us, pour la sophistication si rare d’une série grand public.

Transparent, saison 4, pour l’audace de cette saison qui dépasse toutes les frontières.

The Leftovers, saison 3, pour les rêves de Damon Lindelof.

The Deuce, pour le retour de la David Simon touch.

Master of None, saison 2, pour la vision inédite de la comédie romantique.

Girls, saison 6, pour le meilleur épisode de série cette année, American Bitch.

Engrenages, saison 6, pour la trajectoire fascinante de Laure Berthaud.

Stranger Things, saison 2, pour les obsessions plus sombres qu’il n’y parait des frères Duffer.

Yann Kerjan (Daily Mars)

Alias Grace, minisérie, pour sa perfection en tout !

Feud: Bette and Joan, saison 1, pour ses actrices et son chouette travail de reconstitution.

I Love Dick, saison 1, pour être drôle et libératrice.

Le Bureau des Légendes, saison 3, pour continuer de démontrer que, chez nous aussi, c’est possible !

Legion, saison 1, pour sa proposition super-heroesque renouvelée.

The Marvelous Mrs. Maisel, saison 1, pour son héroïne epoustouflante.

Star Trek: Discovery, saison 1, pour faire honneur tout en renouvelant l’univers ST.

The Girlfriend Experience, saison 2, pour sa proposition formelle singulière.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour ce fantastique coup de poing.

Twin Peaks: The Return, saison 3, pour être, plus que jamais, un formidable casse-tête.

Pierre Langlais (Télérama)

Atlanta, pour la vision originale, poétique et mélancolique, de Donald Glover.

Docteur Foster saison 2, pour son intensité vénéneuse.

Fleabag, pour son humour douloureux et sa franchise crue.

Legion, parce qu’elle m’a mis la tête (et le coeur) à l’envers.

Le Bureau des légendes saison 3, parce qu’on ne fait pas mieux en France en ce moment.

Mindhunter, pour sa rigueur et son intelligence.

The Deuce, parce que David Simon peint l’Amérique mieux que personne.

The Handmaid’s tale, pour sa vision glaçante et Elisabeth Moss, immense actrice.

The Leftovers saison 3, pour tout. Absolument tout.

Twin Peaks : The Return, pour s’être si génialement foutu de nous et de tout.

Damien Leblanc (Première)

Better Call Saul, saison 3, pour avoir définitivement élevé le spin-off au rang d’art.

Le Bureau des légendes, saison 3, pour son romantisme désespéré.

Dix pour cent, saison 2, pour les facéties du duo comique Laure Calamy-Nicolas Maury.

Engrenages, saison 6, pour sa longévité et son charme de vétéran.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour le nez toujours aussi fin d’Elisabeth Moss.

The Leftovers, saison 3, pour sa séquence finale (et sa musique) à jamais gravée dans nos cœurs.

Master of None, saison 2, pour m’avoir constamment donné envie de manger devant ma télé.

Mindhunter, saison 1, pour son héros aussi perturbé que les serial killers qu’il interviewe.

Twin Peaks, saison 3, pour m’avoir offert le plus atomique et le plus déroutant des étés.

Un Village Français, saison 7, parce que je ne pensais pas voir un jour des flashforwards sur France 3. Et qu’ils sont brillants.

Sébastien Mauge (Télérama)

Legion saison 1, parce que « je suis schizophrène et moi aussi ».

The Deuce saison 1, parce que « Maggie le jour, Maggie la nuit, c’est un poème. Un peu, beaucoup ou à la folie, c’est elle qu’on aime ».

The Handmaid’s Tale saison 1, pour sa volonté de renouveler les costumes d’Halloween.

Mindhunter saison 1, pour le premier grand rôle crédible d’Emmanuel Macron.

The Keepers saison 1 ,pour Skippy et la femme dans le grenier.

Flowers saison 1, pour ses effluves de Baudelaire, Burton, Kusturica, Kurosawa and co.

Fleabag saison 1, pour son féminisme universellement humaniste, ou l’inverse.

The Good Place saison 1 et 2, parce que l’Enfer c’est les autres séries.

Dark saison 1, parce qu’il faut mettre pause tous les quarts d’heure pour se souvenir des personnages.

Les Grands saison 2, pour sa version lycée du chef-d’oeuvre de Patrick Braoudé, « Génial, mes parents divorcent! »

Guillaume Nicolas (Daily Mars)

13 Reasons Why, saison 1, pour sa lecture passionnée et programmatique d’une idée de la cruauté adolescente.

Curb Your Enthusiasm, saison 9, pour sa capacité à nous faire rire avec une fatwa.

Halt & Catch Fire, saison 4, pour ses adieux parfaits.

How to get away with murder, saison 3, pour sa folie narrative et manipulatrice qui emmène le spectateur sur des montagnes russes.

Le Bureau des Légendes, saison 3, pour sa prise sur une actualité brûlante associée à un élan romanesque.

Les Témoins, saison 2, pour sa lecture d’une maternité troublée et ses portraits de femmes.

Missions, saison 1, pour son audace d’une science-fiction vintage au format 26 min qui ne sacrifie jamais l’ambition de son histoire.

Mom, saison 4, pour son habileté à passer du rire aux larmes.

Stranger Things, saison 2, pour ses quinze dernières minutes, merveille de candeur qui sape l’idée d’une fiction creuse inféodée à ses référents.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour l’intelligence de son écriture et la splendeur de sa réalisation.

Marion Olité (Biiinge / Konbini)

The Handmaid’s Tale, pour sa mise en scène brillante d’un récit terrifiant qui fait écho à notre société.

Twin Peaks, the Return, pour le geste radical de David Lynch, éternel punk qui ne se plie ni aux règles du cinéma, ni à celles des séries.

Big Little Lies, pour son décor, la réalisation de Jean-Marc Vallée, ses actrices parfaites et son propos, les violences conjugales, malheureusement toujours d’actualité.

Girls, saison 6, pour l’écriture de Lena Dunham, son propos féministe et ses antihéroïnes si réalistes qu’on ne les supporte pas.

Mindhunter, pour David Fincher et Jonathan Groff, et parce que c’est la série définitive pour comprendre la psychologie d’un tueur en série.

13 Reasons Why, pour avoir renouvelé le genre de la série ado, en abordant frontalement les sujets les plus durs auxquels les jeunes sont immanquablement confrontés pendant leurs années lycée.

The Leftovers, saison 3, pour avoir tenter de comprendre l’humanité et de la sublimer.

Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, pour Nola Darling et son droit à vouloir tout à la fois, sans se compromettre.

I Love Dick, pour son féminisme protéiforme, sa liberté et son female gaze révolutionnaire.

Peaky Blinders, saison 4, pour son impeccable casting, sa bande son rock et son insondable mélancolie.

Marine Pérot (Daily Mars)

Big Little Lies, saison 1, pour ses personnages captivants.

Grace & Frankie, saison 3, pour ses vibromasseurs colorés.

Jane the Virgin, saison 3, pour son héroïne touchante.

One Day at a Time, saison 1, pour sa célébration de la diversité.

Outlander, saison 3, pour les retrouvailles de Claire et Jamie.

Master of None, saison 2, pour son amour de la bonne bouffe et de New York.

Mindhunter, saison 1, pour ses personnages glaçants.

The Crown, saison 2, pour une écriture et une interprétation époustouflantes.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour son histoire terrifiante.

The Leftovers, saison 3, pour sa créativité débordante.

Florian Ques (Biiinge / Konbini)

Big Little Lies, saison 1, pour son esthétique et son propos irréprochable.

Dark, saison 1, pour son cocktail d’influences qui fonctionne et donne le tournis.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour son art bluffant de la symétrie.

Insecure, saison 2, pour sa représentation pertinente du dating 2.0.

Atypical, saison 1, pour ses personnages instantanément attendrissants.

13 Reasons Why, saison 1, pour Hannah Baker et son histoire aussi tragique que factuelle.

American Vandal, saison 1, pour son aspect parodique brillant.

Rick and Morty, saison 3, pour la créativité intarissable de ses scénaristes.

Dear White People, saison 1, pour son sujet indubitablement actuel et sa bande-son géniale.

Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 3, pour Titus Andromedon, encore et toujours.

Frédérick Rapilly (Télé 7 Jours)

Big Little Lies, saison 1 : pour la chanson du générique «  Cold little heart », groovy, sexy de Michael Kinawuka, le nouveau Marvin Gaye.

Le Bureau des Légendes, saison 3 : pour son petit nerveux, chef des commandos des Forces Spéciales françaises opérant sur le territoire de Daesch et parlant avec l’accent corse.

The Deuce, saison 1 : pour pouvoir s’endormir devant la télé, et se réveiller 1h après, et s’apercevoir qu’il ne s’est rien passé.

Engrenages, saison 6 : pour son soleil réjouissant et sympathique, ses oiseaux qui pépient et qui donnent envie à tous les non-parisiens et non-banlieusards de déménager dare-dare en Ile-de-France.

Game of Thrones, saison 7 : pour son dragon zombie

Glacé, pour la neige qui jouait très bien, les acteurs aussi, et parce que je me suis surpris à vouloir savoir la suite alors que j’avais lu le livre.

Guyane, saison 1 : pour suer dans la jungle.

Mindhunter, saison 1 : pour ses 50 nuances de vert (de verdâtre à… vers de terre)

Narcos, saison 3 : pour avoir réhabilité la moustache.

Top of the Lake, saison 2 : pour son absence de lac, avantageusement remplacé par les vagues de Bondi, et pour Brienne de Game of Thrones pas du tout égarée dans cette série, et pourtant sans armure ni épée.

Jean-Maxime Renault (Allociné)

Big Little Lies, saison 1, avec de telles forces en présence devant et derrière la caméra, elle ne pouvait qu’être excellente et elle l’a bel et bien été, du début à la fin.

Dark, saison 1, la très bonne surprise venue d’Allemagne, ambitieuse et passionnante; un dédale dans lequel on prend un plaisir dingue à se perdre et cogiter.

Dix Pour Cent, saison 2, toujours la meilleure série française à l’antenne, qui a offert une deuxième saison à la hauteur de la première, parfaitement menée et jubilatoire.

Docteur Foster, saison 2, s’il ne fallait retenir qu’une série anglaise, ce serait elle; haletante, puissante, d’une intensité folle, toujours portée par une Suranne Jones incroyable.

The Handmaid’s Tale, saison 1, la série la plus importante de l’année, primordiale et immanquable par les temps qui courent, effrayante tant elle semble réaliste, déjà inoubliable.

The Leftovers, Saison 3, un chef d’oeuvre absolu, bouleversant et sublime, qui n’aura probablement pas d’équivalent avant des années, peut-être même jamais.

This Is Us, saison 2, la justesse, la finesse, le goût des autres, les beaux sentiments… la famille la plus attachante de l’année qui a encore tant à nous apprendre…

Master of None, saison 2, chaque épisode de cette dramédie est un cadeau, qui a son propre emballage, sa propre saveur et qui provoque sa propre émotion.

Murder, saison 3, un soap addictif et ingénieux, toujours plus sombre et jouissif; ce qu’on fait de mieux dans le genre actuellement, et de loin.

Antoine Roche (BeGeek.fr)

Agents of SHIELD, saison 4, pour être de loin la meilleure série Marvel et pour sa montée en puissance folle à chaque saison.

American Gods, saison 1, pour son casting et son ambiance qui donnent hâte de la suite et de relire le livre.

Engrenages, saison 6, pour avoir proposé sa meilleure saison jusqu’ici et toujours être une des meilleures séries FR.

Game of Thrones, saison 7, pour avoir réussi, comme la S06, à me sortir de la torpeur dans laquelle j’étais depuis de nombreux épisodes.

Legion, saison 1, pour ses idées, sa réalisation, son originalité et plein d’autres choses.

Manhunt : Unabomber, saison 1, pour son rythme et sa narration efficaces.

Master of None, saison 2, pour sa maîtrise insolante d’absolument tout. Et Alessandra Mastronardi.

Rick and Morty, saison 3, pour être toujours l’un des meilleurs dessin-animés de la planète, tout simplement.

The Good Place, saison 2, pour m’avoir fait enchaîner les épisodes comme un paquet de bonbons.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour sa justesse, son ambiance et son sujet traité avec brio et froideur.

Sylvain Rolland (La Tribune)

The Marvelous Mrs. Maisel, saison 1, pour nous transporter dans la scène stand-up du New York des années 1950, et pour le duo entre Rachel Brosnahan et Alex Borstein.

American crime, saison 3, parce qu’on avait pas vu une critique si poussée et si intelligente des dessous du rêve américain depuis The Wire.

The Handmaid’s Tale, saison 1, parce qu’on aime se faire peur.

Big mouth, saison 1, pour son traitement original, très drôle et parfois touchant de l’adolescence.

American vandal, saison 1, pour avoir réussi à faire une série prenante et pertinente sur l’impact des préjugés, sur la base d’une grosse blague graveleuse #whodrewthedicks?

BoJack Horseman, saison 4, pour son incroyable maîtrise des genres : voilà une série qui nous déprime et nous fait éclater de rire exactement en même temps.

The Leftovers, saison 3, parce que c’était juste beau.

Veep, saison 6, pour sa capacité à ne pas tourner en rond, grâce à l’approfondissement des relations entre les personnages et une écriture toujours aussi hilarante. Malgré tout, on préfère quand même Selina Mayer à Donald Trump.

The Good Place, saison 2, pour sa virtuosité narrative (quelle gestion du twist final génial de la saison 1!). Et le cabotinage de Ted Danson.

Haters back off, saison 2, pour transformer un personnage caricatural vu sur YouTube en héroïne d’une très belle série aussi subtile que drôle et touchante.

Émilie Semiramoth (Télé 7 Jours)

Big Little Lies, saison 1, pour la sororité.

Dark, saison 1, pour la grisaille mais aussi son émotion.

Mindhunter, saison 1, pour son absence de sensationnalisme.

Orange is the New Black, saison 5, parce que Women’s Rights et Black Lives Matter.

Sense8, saison 2, pour la beauté de ses imperfections.

The Deuce, saison 1, pour son intransigeante honnêteté.

The Handmaid’s Tale, saison 1, pour sa radicalité.

The Leftovers, saison 3, pour sa bouleversante authenticité.

Twin Peaks, saison 3, pour sa magnifique ode au WTF.

Un village français, saison 7, pour son élégante révérence.

Sylvain Trinel (IGN)

The Leftovers, saison 3, pour être géniale même si elle est boudée honteusement par les cérémonies US.

The Good Place, pour son humour subtile et son univers coloré qui fait du bien.

Riverdale, pour son univers visuel incroyable et son côté guilty pleasure digne des meilleures séries pour ado de fin 90/début 2000.

The Crown, saison 2, pour son actrice principale toujours aussi talentueuse.

Feud, pour son duo Jessica Lange et Susan Sarandon.

Glow, pour son parti-pris féministe qui fait vraiment plaisir à voir.

Transferts, pour son scénario avant-gardiste que seule Arte aurait pu produire.

13 Reasons Why, pour sa vision très adulte et nécessaire du harcèlement scolaire.

American God, pour son scénario à couper le souffle, pourtant basé sur un roman difficilement adaptable.

Ozark, pour un Jason Bateman que l’on attendait pas du tout la.

Les Grands, saison 2, pour ses imperfections, mais surtout pour son univers visuel.

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